« Pyramide de la Biodiversité du 06 »

(Poils, Plumes, Insectes, Arachnides et Faune marine)

Nature ou Biodiversité, la même chose ? Eh bien pas tout à fait, mais l’un ne pourrait pas exister sans l’autre ! La Nature désigne tout ce qui n’est pas lié à l’Homme et à ses activités, par exemple un milieu comme une zone humide et tout ce qui s’y trouve. La biodiversité décrit l’ensemble des êtres vivants : de la plus petite bactérie à la plus grande des baleines en passant par les plantes, les champignons, les insectes etc… Toutes les espèces interagissent entre elles pour former les écosystèmes, par exemple la chaîne alimentaire est une interaction interspécifique. La biodiversité est très importante puisqu’elle assure des services écosystémiques. Ce sont des rôles que certaines espèces jouent sur les milieux qui sont bénéfiques pour les autres espèces, même pour l’Homme ! Les abeilles, en tant qu’insectes pollinisateurs, consomment le nectar des plantes et emportent le pollen pour polliniser d’autres plantes, assurant ainsi la fructification et la reproduction de nombreuses espèces végétales. Sans elles, les stands fruits et légumes sur le marché seraient beaucoup moins garnies. Au sein de la biodiversité, les écosystèmes sont structurés sur des milieux qui produisent les ressources nécessaires à leur maintien. Ce fonctionnement est équilibré, puisque chaque espèce joue un rôle bien précis. Les végétaux assurent la photosynthèse et produisent de l’oxygène grâce à la lumière du soleil. Elles sont consommées par les herbivores, eux-mêmes prédatés par les espèces carnivores. Mais ce n’est pas tout : les débris végétaux qui tombent au sol, comme les feuilles en automne, servent de nourriture aux détritivores qui consomment cette matière et permettent de la transformer en matière organique dans le sol que les espèces végétales peuvent consommer. C’est le principe du compost ! Aujourd’hui cette richesse naturelle est menacée. Le changement climatique conduit à une modification profonde de nos paysages. Les zones humides, notamment, y sont très sensibles, puisque la diminution des quantités de pluie perturbe leur fonctionnement et, à terme, elles s’assèchent.

De nombreuses espèces dépendent de ces points d’eau et de ces prairies inondables.

C’est le cas de certaines espèces d’oiseaux migrateurs qui peuvent et utilisent ces espaces pendant leur voyage pour se reposer (les pourtours du littorale entre Menton, en passant par Villeneuve-Loubet, Golf Juan jusqu’à Mandelieu la Napoule).

La fracturation des habitats est une menace tout aussi forte.

En aménageant des infrastructures sur des espaces naturels, les milieux se retrouvent isolés et les espèces ne peuvent plus s’y déplacer : c’est la perte de connectivité des habitats.

Même une simple route traversant une prairie peut devenir un obstacle infranchissable et isoler les individus, résultant d’une diminution voire d’une disparition pour certaines populations :

C’est le cas pour les insectes et autres…

Et les espaces verts urbains permettent de réduire ces effets ? Tout dépend de la façon dont ils sont gérés et de l’interprétation que nous avons du mot “Nature”.

La nature est ordonnée d’une manière qui n’est pas totalement en accord avec notre idée de ce qu’est une chose ordonnée.

Une prairie en friche, avec des herbes hautes, n’est pas très esthétique pour un centre urbain. Pourtant ces milieux abritent une biodiversité très diversifiée avec un écosystème bien ordonné.

À l’inverse, les espaces verts, comme les parcs urbains, sont régulièrement tondus et débroussaillés : la biodiversité y est moins présente…

Mais il est possible de concilier espace de verdure en ville et biodiversité ! Il suffit d’aménager des zones où la nature peut reprendre ses droits tout comme le site du fort carré d’Antibes. Une tonte moins courte, des nichoirs pour les oiseaux et même des cabanes à insectes en sont des exemples.

Encore mieux, la biodiversité peut aider à faire des économies, et ce, même à l’échelle de notre propre ! En adaptant la tonte autour des arbres et arbustes en évitant le goudron et le ciment, le sol au-dessus de leurs racines se dessèche moins vite.

En période de canicule, le couvert végétal permet à la terre de garder un peu de fraîcheur, réduisant ainsi les besoins en eau des plantes.

Donc la Nature décrit tous les habitats et la biodiversité.

Et chaque espèce peuplant ces milieux fait partie de la biodiversité.

De nombreuses menaces pèsent sur ce patrimoine naturel mais grâce à l’action de chacun nous pouvons préserver cette richesse.

C’est dans cette optique que l’Association Photographie Nature et Biodiversité 06 a vu le jour ! Créée par des passionné.es de photographie naturaliste, elle œuvre pour la protection et la conservation de la zone humide de Vaugrenier, comprenant l’étang et les zones humide adjacente.

Il est peuplé par de nombreuses espèces protégées, par exemple la marouette ponctuée et poussin ou l’aigrette garzette pour les oiseaux et la cistude d’Europe (tortue) pour les reptiles.

Concernant le site du fort carré d’Antibes ce site est au cœur de gros enjeux de conservation.

Il est peuplé par de nombreuses espèces protégées comme le plongeon catmarin, le harle huppé et son cousin le bièvre, aussi connu comme migrateur régulier le pingouin torda l’eider à duvet qui sont des oiseaux marins qui longe le littorale pour y faire une pause migratoire, etc.…